Médecine générale: je l'aime et je la quitte

Médecine générale, je l'aime et je la quitte: 60 % des internes de médecine générale ne feront pas de médecine générale. 70% des médecins qui dévissent leur plaque avant l’heure sont des généralistes. Dans 15 ans il y aura 15000 (+/- 3000) généralistes en moins. Quelles réponses crédibles ? POUR FEUILLETER LE LIVRE

Usé par son désert, le jeune MG prend la fuite

source : egora.fr

Le célèbre Dr Borée, blogueur à ses heures, s’apprête à baisser le rideau de son cabinet. Trop isolé dans son désert médical, il choisit à 39 ans de partir avant que la situation ne devienne intenable. Il explique son choix dans un billet intitulé Fin de partie, publié sur son blog et relayé par Egora.fr. A la fin du texte, le Dr Borée répond en exclusivité à quatre questions de la rédaction.

Cour des Comptes: Médecin traitant, constat lucide et propositions médiocres.

Lucides sur le résultat, mais naïfs sur la volonté des promoteurs du médecin traitant d'aboutir à autre chose que le résultat actuel: la marginalisation de la médecine générale. Le corps du rapport est encore un peu plus explicite sur le détournement d'usage du médecin traitant que la conclusion ci dessous.

 Le rapport complet

La volonté du législateur de 2004 de réorganiser le système de  soins autour du médecin traitant et du parcours de soins coordonnés est  loin d’être réalisée en 2012.
L’adhésion des assurés au dispositif ne se dément pas. En 
pratique, il se traduit pourtant pour eux par un mécanisme de sanctions  financières, fortement accrues au fil des années, en cas de non-respect d’un parcours contraignant et difficilement intelligible.

Les quartiers populaires, déserts médicaux oubliés

Sur SLATE: Article très intéressant sur la situation à Rennes où j'ai exercé trois ans.

Commentaire: La situation rennaise est celle d'une ville attractive dans une région attractive, et pourtant le problème de la médecine générale y devient aussi aiguë.
Les autorités saupoudrent quelques aides à quelques initiatives mais les chiffres sont nets: la médecine générale est en terme de financement, le seul secteur en déclin ces derrières années dans le domaine de la santé.

La place du généraliste dans le suivi du diabétique

On ne manque pas de titre dithyrambique pour souligner le rôle central, le rôle de pivot, du médecin généraliste tout particulièrement dans la prise en charge des maladies chroniques.

A delà des mots doux, il y a la cruelle réalité des chiffres.


Diane 35: pour les hommes et les femmes ménopausées.

Le débat sur Diane 35 est absolument surréaliste. Ce médicament a été prescrit très, trop, largement et dans une totale connaissance de ce fait de la part tous les acteurs du système. Tout été fait pour que ça continue pendant trente ans.

Il a une AMM pour le traitement de l'acné. L'HAS notait fort diplomatiquement en 2006 dans ses recommandations sur la contraception que "... Le groupe de travail rappelle que bien que  la pratique ait consacré  l’activité contraceptive des spécialités Diane® et de ses génériques, ces médicaments ne disposent pas de l’indication « contraception » dans leur AMM  et  qu’en  conséquence  leur  prescription,  avec  un  objectif  contraceptif,  relève  de  la responsabilité  propre  du  prescripteur.

2012: activité des généralistes en baisse sur les dix premiers mois

Les soins de villes ont été stables a annoncé la CNAMTS en précisant que les honoraires des médecins/dentistes avaient eu une évolution neutre: ". Les remboursements d'honoraires des médecins et dentistes sont restés à l'arrêt (+ 0 %)."
Le détail est un peu différent. Pour les médecins, les dépenses sur les dix premiers mois de 2012 ont augmenté de 0.9% pour l’ensemble des spécialités avec des différences notables selon les spécialités, avec un pic à +7.4% pour les radiothérapeutes.
Pour la spécialité médecine générale, il s'agit d'un -0,3%.

drôles d'oiseaux

Il m'arrive de droite et de gauche deux types de critiques. La première consiste à dire que les choses ne vont pas si mal pour la médecine générale et que, de toute façon, il ne faut pas le répéter, car ça décourage les futurs généralistes (sûrement un peu trop neuneus pour se rendre compte d'eux-même).